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Qu’est-ce que la fatigue pandémique et comment y faire face ?

Avec la pandémie de COVID-19, l’espèce humaine s’est collectivement mise en mode « fuite ou combat », un mécanisme d’autodéfense évolutif qui peut se déclencher en cas de crise. Mais que se passe-t-il lorsque cette crise dure des mois sans qu’on puisse en voir la fin? Pour beaucoup, cette situation d’urgence prolongée entraîne une lassitude face à la pandémie. Mais qu’est-ce que cela signifie exactement?

Qu’est-ce que la fatigue pandémique ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a défini la « fatigue pandémique » que l’on appelle aussi « lassitude face à la pandémie » comme un « sentiment de démotivation à l’égard des comportements recommandés pour se protéger et protéger les autres du virus ».

L’OMS dirige une initiative à laquelle participent des experts en santé publique de plus de 30 pays afin de mieux comprendre le problème et de proposer des solutions.

Ne pas confondre fatigue pandémique & fatigue post-Covid

La fatigue pandémique ne doit pas être confondue avec la fatigue post-covid.

De nombreuses personnes qui ont été atteintes par le COVID-19 peuvent présenter une fatigue qui peut durer des mois. Il peut s’agir d’une sensation de fatigue constante, de muscles douloureux et de brouillard cérébral. La fatigue pandémique désigne plutôt le sentiment d’être dépassé par le fait de devoir encore maintenir un état de vigilance constant, dans ce cas six mois après le début de la pandémie, et une lassitude à respecter les restrictions.

L’isolement et la solitude peuvent être une source de stress, particulièrement avec nos nouveaux modes de vie plus confinés. Mais il peut se révéler difficile de passer une grande partie de son temps avec les mêmes personnes ( conjoint(e)s, membres de la famille, colocataires. Confinés et à toujours fréquenter le même cercle restreint, les gens se sentent étouffés et submergés, y compris les couples. Il y a moins d’options pour se ménager un espace personnel et du temps pour soi.

Coronavirus et fatigue sont votre quotidien depuis 1 an?

Voici quelques conseils pour minimiser le risque de fatigue pandémique

Ajustez vos objectifs pour éviter le risque d’épuisement

Si vous avez commencé le confinement avec de grandes attentes quant à tout ce que vous alliez accomplir avec tout votre temps « supplémentaire » telles  qu’ apprendre le chinois, commencer à faire votre propre pain, terminer enfin ce roman, n’ayez pas peur de retirer ces choses de votre “to-do liste”.

Restez actif, travaillez et pratiquez des passe-temps qui vous mettent de bonne humeur et vous donnent de l’énergie. Laissez tomber les choses qui vous stressent.

Établissez des limites avec les personnes de votre foyer

En ce qui concerne les relations avec votre conjoint, vos enfants, vos colocataires ou toute autre personne se trouvant dans votre espace de vie n’hésitez pas à vous ménager des espaces de temps seul.

Vous pouvez même réorganiser l’espace de vie de manière à ce que chacun dispose d’un espace séparé qu’il utilise pour se retrouver seul.

Structurez vos journées

Créez une séparation entre la journée et la soirée, en particulier si vous êtes en télétravail à la maison. Par exemple, conserver un rythme routinier tel que vous habiller pour le travail, dire au revoir à votre conjoint et à vos enfants pour la journée (ou la matinée), programmer à heures fixes vos exercices physiques et des pauses et marquer la fin de journée par une déconnexion ou en planifiant des activités de loisirs, même si c’est avec les mêmes personnes que vous voyez tous les jours depuis des mois.

Donnez la priorité aux soins personnels, en particulier au sommeil

Se concentrer sur des comportements sains pour prendre soin de soi – manger équilibré, faire de l’exercice, rester en contact avec ses amis peut vous aider à limiter ce sentiment de Coronavirus et d’épuisement.

S’en tenir à une routine de sommeil (dormir suffisamment en se couchant à la même heure) peut également contribuer à réduire le stress et à vous donner de l’énergie tout au long de la journée renforçant ainsi la résilience qui ne peut que s’amenuiser compte tenu du contexte..

Demandez de l’aide

Si vous ressentez le besoin d’être aidé par un professionnel du stress, sachez que cette démarche d’aide n’est pas forcément longue. Souvent, de bons conseils bien reçus peuvent avoir un impact puissant en peu de temps permettant une remise à zéro et un nouveau départ. i

La fatigue pandémique selon Actistress

La fatigue pandémique doit être reliée absolument à deux étapes clef de la réaction de stress que sont la phase de résistance et la phase d’épuisement. Ces phases représentent l’adaptation longue de l’organisme face à une menace/ un inconfort qui dure et sur lequel on n’a pas de prises. Cela s’appelle le stress chronique et l’inconfort qui dure l’épidémie de Covid 19. On comprend ainsi immédiatement que la pandémie de Covid 19 crée de fait un stress chronique majeur en installant nos sociétés en phase de résistance ou d’épuisement.

Ces deux étapes du stress chronique ont la même origine, des symptômes communs et croissants dans leur intensité quand on bascule dans l’épuisement.

L’origine commune est l’emballement du système nerveux face à une situation qui ne peut se maitriser. Nous sommes bien face à une réaction animale physiologique de longue durée face à un ennemi polymorphe : la pandémie impacte nos vies de multiples façons que ce soit à titre personnel ou professionnelle en rebattant les cartes mois après mois. Le propre de la phase de résistance au stress est de créer les conditions pour se préparer à un combat qui va durer. Qui dit combat de fond dit perte d’énergie de fond dit fatigue de fond associée inévitablement à une perte de motivation et de bonne humeur. Ce symptôme va s’accentuer avec la phase d’épuisement qui actualise le fait que l’énergie n’a plus la force de lutter à force de se préparer à combattre un ennemi plus fort que lui.

Que propose Actistress?

Le stress se déclenche quand on se sent menacé, ce qui déclenche le message d’alerte du système nerveux et son emballement jusqu’à nous laisser épuisés. En complément de toutes les pratiques de gestion du stress qui peuvent aider à prendre du recul (méditation, respiration, sophrologie…), il est donc très important de désaturer le système nerveux régulièrement avant qu’il ne s’emballe définitivement.

Une pratique très puissante est la pratique des exercices de la recorporation active. Cette méthode apprend des mouvements simples, mais précis qui ont la particularité de réguler la sphère émotionnelle, cognitive et psychologique. Ces mouvements sont dits intentionnels et c’est cette spécificité qui leur donne cette capacité de désaturation du système nerveux.

Pour en savoir plus sur la recorporation active, la méthode Actistress et la plateforme digitales d’exercices de recorporation active, vous pouvez consulter notre site www.actistress.com Rubrique “Nous découvrir” et “Nos actions”.